Les masques de Nyarlathotep - carte Pérou

Les masques de Nyarlathotep, l’expdédition au pérou est compromise

Présentation du scénario

Je voulais absolument commencer cette campagne par son « vrai » commencement. C’est-à-dire le prologue au Pérou. Et bien je n’ai trouvé aucune trace de sa publication en français et devant la somme de suppléments et d’aides de jeu à ingurgiter, j’ai renoncé à la VO.
Ma seule source pour maitriser cette introduction est donc l’excellent actual play de Niko « DM Niko » Takian que vous pourrez trouver sur youtube 
Chers joueurs merci de ne pas cliquer sur ce lien.

Une discussion pas si anodine

Les 4 membres de la future expédition Larkin sont réunis au Bar Cordona à Lima. Jessie Hugues leur a annoncé que son vrai nom est en fait Elias Jackson et qu’il est écrivain, spécialiste du folklore amérindien et des cultes de la mort. Il leur annonce également être présent non pas pour Larkin, mais pour son assistant, Mendosa, dont il est sur la trace depuis qu’une de ses amies lui a parlé de la résurgence de la peur des carisiris dans les villages reculés.

Il interroge ensuite les autres sur leurs spécialités. Il déduit que le baroudeur australien a des compétences certaines, mais très éloignées des nécessités d’une expédition dans la jungle péruvienne. Le criminel belge fait valoir des talents de mécaniciens qui ne l’impressionnent pas plus. Quant au prof d’histoire, il n’a aucune disposition particulière en ce qui concerne le Pérou. Pire que tout, cette équipe n’a aucune langue en commun pour se comprendre. Pour conclure, il qualifie ses co-voyageurs de simples opportunistes aux motivations personnelles. Il précise qu’il ne formule aucun reproche, mais interroge sur cet état de fait. Sa réflexion est qu’il n’est pas un archéologue et que l’enjeu de cette expédition n’est pas scientifique. Il en veut pour preuve le fait d’avoir immédiatement refusé l’aide proposé par le professeur Sanchez, directeur de l’institut d’archéologie de Lima.
Son auditoire est dubitatif…

Elias a pris rendez-vous avec ce professeur pour le lendemain matin à propos de deux objets qu’il a dans ses archives et qu’il a promis de faire analyser avant son départ.
Les trois autres n’ayant rien d’autre à faire proposent de l’accompagner, ce qu’il accepte.

Une discussion pas si anodine

À la nuit tombante, les quatre regagnent leur chambre du grand hôtel Maury où ils passent une bonne nuit. Le lendemain matin, Elias Jackson qui guide le groupe au musée. Ils sont accueillis par le professeur Sanchez qui ne cache pas ses ressentiments et attaque ses visiteurs sur l’étendue de leurs compétences qui doivent dépasser de loin les siennes puisqu’ils lui ont été préférés. Elias apaise la situation et le professeur les informe qu’il a mis sa meilleure assistante sur la traduction d’un document d’époque conquistador et l’analyse d’une pièce archéologique de même époque.

Ils font la conversation et Sanchez insiste sur l’importance pour son pays d’avoir ce nouveau musée qui cristallise la fierté du pays autour de son histoire. Il parle également de l’importance de préserver les sites et de mettre fin au pillage. Naturellement, le Belge et l’Australien qui ne comprennent pas un mot d’espagnol se contentent de hocher la tête en même temps que les autres.
L’historien s’impatiente et Sanchez lui propose de rejoindre Trinidad dans les archives au sous-sol. Elias lui emboite le pas et les deux autres vont visiter le musée.

Lettre morte

Au sous-sol, l’historien et Elias découvrent le corps de Trinidad allongé au sol. Elle a été éventrée du bas-ventre jusqu’au coup. Du sang a giclé partout. La scène est terrible. La jeune femme git parmi les feuilles volantes. À ses côtés, une caisse enfermant une large frise en or est renversée. Des empreintes de pas dans le sang s’éloignent dans la direction opposée à celle de leur arrivée. Elias, sur ses gardes, tente de les suivre. L’historien saisit une feuille et commence rapidement à décalquer les idiomes de la frise avec un crayon.

Un étudiant blessé

À l’étage, quelqu’un pousse un hurlement. Le baroudeur et le criminel se précipitent dans le hall d’où viennent les cris. Un jeune homme assis au sol se tient le ventre. Du sang lui coule entre les doigts. Le baroudeur se jette sur lui pour lui faire les premiers soins. Il porte une large plaie sur le côté. Elias qui a remonté l’escalier arrive sur les lieux. L’étudiant blessé dit que celui qui l’a poignardé est un homme grand et sombre qui est sorti du musée. Un instant plus tard, un vacarme se fait entendre du bureau de Sanchez, puis un nouveau cri étranglé. Le criminel se précipite est quand il ouvre la porte du bureau, il est stupéfait par la vision d’horreur qu’il découvre.

Un monstre errant

Une créature qui ressemble à Mendosa est penchée au-dessus du corps du professeur. La fenêtre du bureau est brisée. Son visage est ouvert comme des pétales et rivé sur la bouche du professeur. Le criminel dégaine son arme et tire à deux reprises, dont une qui effleure sa cible. Le monstre Menodsa se décroche du professeur avec un horrible bruit de succion et commence à se redresser. Le criminel tire à nouveau deux fois et cette fois le monstre s’effondre. Elias arrive dans son dos et découvre l’horreur. Après un long moment de flottement, il constate que le corps du professeur est agité. Il s’approche et constate qu’il est encore en vie, mais qu’il ne peut pas respirer, car il a la gorge obstruée. Il exécute une manœuvre pour lui faire recracher ce qu’il a dans la gorge et fait sortir un énorme ver qui gesticule. Le criminel retourne un tiroir dessus pour éviter que la chose s’échappe.

Au sous-sol, l’historien rassemble les documents que Trinidad était en train d’étudier pour les emporter. Il entend le bruit et les coups de feu et préfère rester caché.

Des explications confuses

La police arrive et appelle à son tour une ambulance. Les étrangers (qui ne parlent pas espagnol) sont rassemblés dans la grande salle et interrogés. Leurs explications sont à peu près convaincantes. Sauf quand ils parlent de la créature qui a attaqué le professeur. En effet, quand ils retournent dans le bureau, le corps de Mendosa a disparu. L’inspecteur les laisse tout de même filer après quelques formalités. Les quatre rentrent donc à l’hôtel. L’historien s’enferme pour étudier les documents volés. Le baroudeur et l’écrivain vont au bar faire passer les évènements. Le criminel décide d’avoir une discussion avec Larkin à propos de ce Mendosa.

Larkin

Le criminel crochète la porte et découvre Larkin torse nu allongé sur son lit. Ses yeux sont révulsés et ses veines sont noires et gonflées. Sur la table de chevet à côté de lui se trouve un masque en or. Lorsqu’il s’en approche, le corps de Larkin se met à l’équerre dans son lit et menace le criminel qui préfère tourner les talons et refermer la porte derrière lui.