

L'aveu, Artur London
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L’Aveu, Biographie
Dépôt légal 1970
Publié chez Gallimard, collection Témoins
Résumé
« L’aveu » est la biographie de Artur London, communiste, combattant, révolutionnaire. Membre des jeunesses communistes à 14 ans (en 1929), il démarre sa vie de militant actif en Espagne. Il est déporté en 1944 et survit. Ce qui éveille les doutes communistes et fait naître des soupçons d’accointances avec l’ennemi. Il fait ses preuves et montre maintes fois ses convictions jusqu’à devenir ministres des Affaires Etrangères de Tchécoslovaquie. Ensuite, l’enfer commence.
Mon avis sur « L’aveu » de Artur London
Vous voulez prendre une grosse claque ? Lisez « L’aveu ». Sans rire, il y a des choses, dont on a entendu parler. On sait que ça a été sal, mais il faut le lire pour se rendre compte à quel point.
Je cite la 4e de couverture :
« L’aveu » est le récit du mécanisme qui broya les meilleurs militants du mouvement révolutionnaire dans l’engrenage, au jour le jour ,de l’autoaccusation. »
L’histoire d’un homme
London est enfermé et « préparé » pour son procès pendant des années. On suit alternativement la vie de sa famille (celle d’un traître avec toutes les complications que cela engendre dans un contexte ou tout le monde se regarde de travers) et sa propre survie. Il subit toutes sortes de tortures de la part de ses gardiens aux ordres du parti qui demande des aveux.
Certaines scènes sont bien pires que ce qu’on pourrait inventer dans une fiction. On se demande comment cela est possible et dans quel but briser la psychologie d’un homme à ce point. On le fait rester debout. Des heures, des jours. Mal nourri, il tombe malade. On lui dit que les autres se sont retournés et qu’il va prendre pour tout le monde. Ce qu’il endure est insoutenable, mais jamais il ne tombe dans les pièges qu’on lui tend, essayant même parfois de faire entendre raison à ses geôliers. Pourtant, souvent la tentation est grande de vouloir en finir, de choisir la facilité pour que ça s’arrête.
Finalement, le temps jouera en sa faveur (malgré tous les sévices), car il sera libéré. Bien plus tard, il sera même réhabilité avec tous les honneurs qu’il mérite. Artur London fait partie de ces héros tragiques que l’histoire reconnaît trop tard.
L’histoire d’un dogme
Les états communistes staliniens deviennent paranoïaques, cherchent et débusquent les traîtres partout même là où ils ne sont pas. À travers la vie d’un homme, le profil dessiné du communisme est sans appel. Les états de l’est sont devenus totalitaires sans aucune contestation autorisée. Ils sont soumis à Moscou qui organise des purges dans les rangs de ses dirigeants après avoir purgé la population. Une période noire de la politique et de l’histoire.
Que retenir de « L’aveu »
L’aveu c’est à lire absolument. Toute personne qui s’intéresse à l’histoire, à la politique ou au communisme devrait l’avoir dans sa bibliothèque sans jamais oublier que l’histoire ne demande qu’à se répéter si on n’y prend pas garde.