Dans la maison Macron, Bruno Lemaire fait rimer politique avec pornographique

Je vous livre aujourd’hui mon billet d’humeur sur Bruno Lemaire qui me démangeait le clavier. Je n’ai rien contre nos personnalités politiques et écrivains d’un certain genre, mais…

Les faits

On a Marlène Schiappa, alias Marie Minelli, blogueuse propulsée secrétaire d’État, qui publiait des livres érotiques et faisait la couverture de playboy. Gageons que c’est pour y promouvoir l’égalité homme/femme. C’est maintenant au tour de Bruno Lemaire de faire parler le stupre et de publier son livre pornographique. Pas question d’érotisme cette fois. C’est du lourd, du graveleux.

Le vrai problème

Le problème de fond est que « écrire » est presque la seule activité rémunératrice que vous pouvez effectuer en plus de votre travail. Les heures ne comptent pas et vous n’en tirez pas un salaire mais des droits d’auteur. En quelque sorte, écrivain est considéré comme un passe temps, pas un métier.

Pourquoi ce billet d’humeur sur Bruno Lemaire ?

Si vous vous demandiez ce qui fait tourner le monde, maintenant, vous savez. Le cul, la bite et la chatte. Ho ça va, faites pas les prudes, ce n’est pas sale, ce sont vos ministres qui vous le disent.
Ce fabuleux auteur a droit à Gallimard. Comme quoi, ce que l’on appelle « littérature » est un business comme un autre. Adieu romans, essais, nouvelles et poésies. On vend tout et n’importe quoi et l’on mise sur le buzz avec cet extrait que vous lisez dans tous les journaux et tous les podacsts :

Elle me tournait le dos ; elle se jetait sur le lit ; elle me montrait le renflement brun de son anus : « Tu viens, Oskar ? Je suis dilatée comme jamais ».

23,5 € en broché tout de même, pour rappeler qu’il est aussi ministre de l’Économie sur son temps libre.

Il faut aussi rappeler que ce monsieur en est à son cinquième livre en quatre ans. Alors bon, au bout d’un moment, il faut arrêter de dire n’importe quoi. À ce rythme, soit ce n’est pas lui qui les écrit, soit il n’est pas ministre.

Dans le premier cas, pourquoi choisir ce genre ? Il n’a qu’à faire comme les autres, il fait écrire ses livres par des prêtes-plumes sur des sujets classiques d’auto justification pour se racheter une image.

Sinon, il garde ses notes pour sa retraite et il se remet au boulot sérieusement.

Demain j’écris du porno

Je vous mets mon billet que bientôt cela fera même classe d’ouvrir son livre porno dans le train tout en prenant soin de ne pas froisser son costume trois pièces. Exit, le monde, Zola, les échos, Balzac et autres vulgarités intellectuelles, place au porno.

À se demander comment ils ont pu oublier la vaseline pour faire passer leur 49.3.

À votre avis, où Marlène Schiappa s’est elle fait tatouer le célèbre lapin au nœud papillon ?