2 étoiles
2 étoiles

La psychiatrie répressive vol au-dessus d’un nid de coucou

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Vol au-dessus d’un nid de coucou est le premier roman de Ken Kesey écrit en 1962.
Drame de 280 pages (serrées).
La première publication française date de 1963. Celle que j’ai lue est la deuxième de 1976.

Résumé

Quand Mc Murphy intègre l’asile, c’est un grand bouleversement. Browden, un indien appelé « grand chef », partage sa chambre et ses humeurs. Peu à peu, le nouveau pensionnaire se dresse contre l’infirmière en chef et sème le trouble dans l’organisation stricte et répressive de l’institution. En retour, l’infirmière en chef augmente les brimades contre les pensionnaires.

Note sur le titre

Pour une fois, le titre français est une traduction fidèle du titre original. Or, pour une fois, le titre n’a aucun sens et aucun rapport avec le livre… J’ai beau chercher, je ne vois pas du tout en quoi on pourrait faire un lien entre les deux. Par contre, la première diffusion en France portait le titre de « la machine à brouillard » qui, elle, a un sens avec l’histoire, même si elle perd le côté déroutant du titre original.

Avertissement liminaire

André Bay qui préface ce livre nous avertit sur ce qui suit.
Vol au-dessus d’un nid de coucou est un avertissement sur l’oppression et les moyens de coercition qui s’opposent aux sursauts de vie frénétiques et aux besoins de liberté. Mais ce livre a une autre dimension. On pourrait y voir la ligue des blancs et des rouges contre les noirs. Dans cette Amérique qui a presque éradiqué une race d’hommes, je trouve un peu facile de les mettre « du bon côté » et de diriger un raciste courant contre les noirs. En effets, les quatre infirmiers sont noirs et ils sont constamment appelés « négros » ou « mauricauds » au point qu’à la fin du livre, il est tout à fait impossible de se rappeler s’ils ont un nom…

Mon avis sur vol au-dessus d’un nid de coucou

Vol au-dessus d’un nid de coucou est entièrement écrit du point de vue d’un Indien surnommé « grand-chef » qui se fait passer pour sourd et muet afin de mieux observer et écouter. Il devient le confident et l’allié de Mc Murphy qui met l’asile sens dessus dessous.
Je dois dire que je suis très mitigé sur cette lecture qui fut assez longue et laborieuse. La vie des aliénés, malgré le chamboulement et la répression, est peu intéressante. Le contexte est compris assez vite, tout le reste n’est que péripéties qui apportent peu au propos principal.
Le contexte racial trop mis en avant et mal utilisé est dommageable au plaidoyer contre les « traitements » psychiatriques largement démocratisés à cette époque. L’hydrothérapie, la médication à base de psychotropes et même la lobotomie. Le pire c’est que les pensionnaires opprimés ne sont pas tous malades.