Le piège de lumière se révèle une dystopie optimiste
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Roman d’anticipation de M. A. Rayjean
Édité et publié par Fleuve Noir
Dépot légal 4e trimestre 1977
209 pages
Résumé
L’humanité est en passe de coloniser la Voie lactée. Sur Ter8, le Centre de Secours Spatial détecte une lumière au fin fond de l’univers. Le colonel qui le dirige décide d’envoyer le COS200 et son équipage à la découverte de cette manifestation. Grâce au voyage dans la quatrième dimension, les explorateurs découvrent un phare dans l’espace avec un quai d’accostage. Cette insolite construction extra-terrestre s’avère être une porte dimensionnelle qui les envoie très loin dans une autre galaxie, prisonniers d’une planète hostile.
Le titre
Je le trouve mal choisi. Il arrive que des quatrièmes de couverture en disent beaucoup trop sur le contenu d’un livre. Un peu comme une bande-annonce de film qui vous raconte toute l’histoire. Ici, le titre est presque le pitch du livre qui évente les cinquante premières pages. Il donne aussi le déroulement du livre dans lequel un groupe de « personnes » cherche à s’échapper d’un piège qu’une intelligence supérieure a tendu.
Mon avis
Un incipit soporifique
Je ne sais pas si ce livre fait partie d’une série, car le début est une présentation de l’organisation de l’humanité dans la galaxie, de Ter8 puis du capitaine du COS200 et de son équipage. Pourtant, on ne connaît pas les détails qui permettraient de concevoir rapidement le contexte de ce roman. Pas de datation, pas d’historique, pas de contexte politique et encore moins d’explications scientifiques. Certains diraient sans doute que c’est un contre-exemple de ce qu’on préconise pour débuter un roman.
De la science-fiction light
Ne vous attendez pas à trouver des explications sur les voyages spatiaux ou quelques bribes d’inventivité qui font de la science-fiction ce qu’elle est. Ici, on voyage loin grâce à la quatrième dimension, point. Un peu plus tard, les explorateurs se transmutent en « électrons purs » pour briser les lois de l’espace-temps. Ils utilisent également différentes technologies pour leur survie sans aucune explication. Il faut s’en arranger.
De la science-fiction optimiste
On a tendance à assimiler science-fiction et dystopie. Les auteurs plongent facilement dans des univers sombres, décadents, voire postapocalyptiques. Dans le piège de lumière, on a affaire à un roman de rencontres et de coopération interraciale. Les explorateurs ne sont pas des conquérants ni des humains qui surestiment leur intelligence et leur pouvoir à l’image d’un Christophe Colomb. L’auteur leur donne de la retenue et les rend plus humains.
Qu’est-ce qu’on retient du piège de lumière ?
Je ne sais pas si je conserverai beaucoup de souvenirs de ce roman sur le long terme. J’ai passé un moment sympa et j’ai apprécié lire ce type de SF presque non violente et porteuse d’espoir.