Découverte d’un peuple surprenant de out of the abyss
Présentation de Out of the Abyss
Out of the abyss est un scénario créé par Christopher Perkins, Adam Lee et Richard Whitters.
Édité par Wizards of the coast et publié en 2015 pour D&D5
La couverture est de Tyler Jacobson
Pour gagner du temps, j’ai utilisé la version française de homebrewery.naturalcrit.com
Pour introduire un mobile à la persévérance des personnages dans les profondeurs, je me suis servi de « l’anneau du grand voyage » créé par Destin pour www.atalae.net que j’ai franchement modifié.
Et pour finir, j’ai créé une introduction. En remplacement de celle d’origine que je n’aime pas.
Le premier épisode de cette campagne est à lire ici.
Présentation des personnages
Je viens de m’apercevoir que je ne vous avais même pas présenté le groupe. Réparons cet oubli.
Ronan joue Guerold Piedleste un voleur/mage humain
Léo joue Frère Crispin un voleur/prêtre humain
Ben joue Scarn aux mille croutes un voleur (et fabricant de fromage) nain
Thibault joue Ohandee un rodeur elfe
Robin joue Atlas un mage humain
Départ pour l’outreterre
Le groupe fouille la tour drow et tombe sur un univers inconnu. Ils récupèrent un peu d’équipement, de la nourriture, quelques richesses, dont deux potions de soins avant de découvrir au dernier étage un temple dédié à une déesse-araignée qui fait froid dans le dos. Le voleur nain lui dérobe ses 8 yeux en pierres précieuses vertes avant de s’en faire subtiliser 2 par le mage lors d’un moment d’inattention. Ils passent ce qu’ils pensent être une petite journée à se reposer. La question de la poursuite de la quête du paladin se pose à nouveau, mais il sait trouver les mots pour les convaincre. Hormis le passage qui donne sur la mine, cette grotte est percée de trois autres tunnels. Le paladin les informe qu’il a vu les convois drows venir du nord pour chercher le minerai.
Ils décident donc de prendre le tunnel qui en est le plus éloigné.
Les tunnels, le noir, le silence dans out of the abyss
Le groupe se met en marche en s’éclairant des étranges torches bleutées des drows. Ils marchent. Le silence est assourdissant. Le moindre bruit émet un écho retentissant. Finalement, leurs torches drow s’éteignent et ils se retrouvent dans le noir complet.
Le deuxième jour défile aussi vide et hypnotisant que le premier.
Le troisième jour, ils subissent une embuscade gobline postée sur un promontoire. Les chasseurs sont vaincus et le groupe récupère un peu d’une nourriture douteuse.
Le jour suivant est celui qui voit leurs ressources arriver à leur fin. La progression est lente et difficile. Les tours de garde effectués dans le noir sont presque inexistants. La perte de toute notion de temps est totale.
Un autre jour, ils croisent deux drows en pleine course hystérique qui passent devant eux sans se rendre compte de leur présence. Ils hurlent des mots incompréhensibles qui ressemblent à une terreur pure.
Une civilisation
Après deux jours supplémentaires, à bout de force, ils rencontrent de l’activité. Ils découvrent un village de créatures étranges. De taille humaine, mais ressemblante à des poissons, elles ont la peau flasque, poisseuse et malodorante. Elles s’expriment entre elles par borborygmes grossiers.
Le nain-voleur y voit une source de nourriture et court droit devant lui. En plein délire, il mord une des créatures. Le ton monte, une dispute éclate. Le nain est malmené, bousculé, et disparaît dans un groupe compact. Le prêtre se lance à son secours et les autres suivent. La foule d’hommes-poissons est compacte, mais pas réellement hostile. En tout cas pas envers les personnages parce que l’excitation monte et une bagarre interne éclate.
bienvenues chez les Kuo-Toa
Les personnages n’ont d’autre choix que de suivre le mouvement de foule. Ils sont amenés devant une grande idole formée par un corps flasque de quelque molusque surmonté d’un corps d’écrevisse géante. À ses pieds, des offrandes dans un état de pourrissement avancé dégagent une odeur répugnante. Le nain qui n’en peut plus se jette aux pieds de l’idole et dévore les restes d’un poisson vaguement comestible. Une voix s’élève au-dessus des autres et un homme-poisson dont le torse est couvert de colliers de coquillages s’adresse à eux dans un langage glougloutant incompréhensible. La bousculade reprend et ils sont portés par le courant des hommes-poissons qui les mènent au bout d’un long ponton au-dessus d’un lac noir. Ils y découvrent une seconde idole, mais vivante cette fois. Deux pieuvres au-dessus d’une peau de raie sont attachées par la tête. Leurs tentacules battent l’air et leurs corps sont percés de tubes qui laissent s’écouler un liquide sombre dans une large vasque. Un autre homme-poisson se détache du groupe. Il brandit un large couteau à lame courbée en criant et déchaine son auditoire. Les personnages sont dans l’incompréhension totale de ce qui se joue, mais sentent que cela ne va pas tourner en leur faveur.
L’homme-poisson aux colliers de coquillages s’interpose autoritairement déclenchant des cris dans la foule. Son autorité calme l’attroupement. Une discussion animée, qui échappe toujours autant aux personnages, sépare le peuple en deux factions. Finalement, le groupe est emmené dans la hutte de bois flotté de ce chef de village. Un autre homme-poisson se joint à eux et s’exprime en commun des profondeurs qu’aucun des personnages ne comprend. C’est donc le paladin, qui a subi un stage intensif, qui sert de traducteur. Quatre autres hommes-poissons se tiennent aux aguets à l’entrée de la hutte. Les personnages sont désarmés, ligotés et dépouillés de leurs possessions qui sont entassées devant un autel miniature de la divinité écrevisse.
Un complot
L’homme-poisson qui parle le commun des profondeurs est le fils du grand prêtre de la mer des mers, la divinité ancestrale des Kuo-Toa. Il leur explique, par l’intermédiaire du paladin qui fait la traduction, que sa sœur a eu une révélation du père des profondeurs. Un faux Dieu qu’elle entend vénérer. Elle veut étendre son culte à tout son peuple.
Le grand prêtre de la mer des mers voit dans l’arrivée des personnages, l’occasion rêvée de faire échouer son plan. Il explique que le lendemain ils vont être sacrifiés à ce faux Dieu lors d’une grande cérémonie. Ils devront faire échouer le rituel de divination en semant le chaos. Ainsi, ils prouveront l’impuissance de ce faux Dieu.
En expliquant tout cela, le Kuo-Toa semble négliger complètement la vie des personnages. La bonne nouvelle est qu’il va leur fournir des armes dissimulées dans leurs vêtements et qu’ils pourront se libérer quand il leur donnera le signal.
Une tentative inutile
Les PJs sont réticents à suivre ce plan et se disent que s’ils doivent en finir autant que ce soit le plus vite possible. Ils brisent leurs liens et se jettent à l’attaque des hommes-poissons. Ils en abattent deux ou trois avant d’être complètement submergés par le nombre et sont de nouveau ligotés. Ils préfèrent attendre la nuit pour s’échapper discrètement. Problème, pendant leur phase de repos, les hommes-poissons dorment debout et sont constamment en mouvement. Pire, ils ne ferment jamais les yeux. Il est donc impossible de savoir s’ils dorment où non. Ils décident donc d’attendre la suite des évènements.